L'ARBRE QUI CACHE LA FORÊT

L'éolien industriel et tous les dégats majeurs qu'il engendre ne doit pas être l'arbre qui cache la forêt, celle des ravages que nous commettons chaque jour sur la biodiversité (dont l'éolien à sa part).
Même si c'est un lieu commun de le dire et de l'écrire il ne faut jamais s'interdire de le répéter.

Nous sommes tous confrontés à un effondrement vertigineux de la vie sauvage sans précédent dans l’histoire de l’humanité. Un million d’espèces animales et végétales sont menacées d’extinction et risquent de disparaître très bientôt.
60% des effectifs des animaux vertébrés ont disparu en 40 ans.
Les rivières sauvages ont vu les populations de poissons, d'amphibiens et de reptiles chuter de 83% en un peu plus de 40 ans.
Les populations d’oiseaux vivant en milieu agricole ont perdu un tiers de leurs effectifs en 17 ans et dans une ville comme Paris, 70% des moineaux ont disparu.
L'Europe a perdu 80% de ses insectes en 30 ans (dont les abeilles et les pollinisateurs !).
Dans l'Yonne, près de 130 espèces animales sont menacées et 15% de la flore (742 espèces) risquent de disparaître.

Les raisons de tout cela on les connaît :
Le dérèglement climatique qui se rappelle à nous presque tous les jours.
L'agriculture intensive et avec elle les pesticides ravageurs qui - en passant - sont souvent épandus à moins de 50 mètres des habitations.
Le pillage, la destruction, la marchandisation des forêts (chez nous dans l'Yonne on se bat pour ne pas y voir pousser des éoliennes).
L'urbanisation mal contrôlée, l'artificialisation des sols par le bétonnage à tout-va.
La pollution de l'air qui touche les villes comme les campagnes.
Le bruit, les pollutions lumineuses de nuit... etc...

Nous devons dénoncer toutes les atteintes à notre environnement sans en oublier aucune. Au point où nous sommes arrivés il serait même criminel d'en laisser échapper une.

Joël Mercadal.