Comme un déni de démocratie

En jugeant l'éolien industriel comme l'une des atteintes à l'environnement...
on peut innocemment se demander mais...

Que dirait-on d'une autorité qui n'aurait qu'une idée: accélérer des procédures pour permettre d'imposer ses vues et faire croire à tout prix qu'elle est un vrai défenseur, par exemple ici de l'éolien. Des vues qui en alarmeraient beaucoup et qu'elle survolerait avec mépris.

Que dirait-on d'une autorité qui pour arriver à ses fins supprimerait, pour mieux chasser les idées de ceux qui s'opposeraient à elle (ici l'engouement pour l'éolien), les lois anciennes parfaitement démocratiques qui permettaient la consultation et l'expression libre des citoyens.

Que dirait-on d'une autorité dont les vues cautionneraient par la force des choses, à son corps défendant dirait-elle !, des groupes d'intérêts aux pratiques douteuses qui iraient du mensonge jusqu'à la corruption.

On dirait alors qu'il émanerait de cette autorité et de ceux qui l'animeraient des relents de totalitarisme, comme un déni de démocratie assumé et un manque d’honnêteté dans sa défense, par exemple, de l'environnement.
On dirait !

Rappel des Décrets « Lecornu / de Rugy » du 24 décembre 2018.
- suppression du double degré de juridiction dans le contentieux éolien.
- réduction à 15 jours le délai d’étude des projets éoliens par l’administration.
- remplaçement des enquêtes publiques par une simple participation par voie électronique pour toutes les installations classées pour la protection de l'environnement (ICPE) et notamment les éoliennes.

Joël Mercadal (À Bout de Vents)